Pédagogie

De la psychologie avant tout

Très tôt, je me suis intéressé à la psychologie, et notamment à la Programmation Neuro-Linguistique (P.N.L.). Cela m’a permis d’être plus performant dans mon activité professionnelle. Pour moi, venir en aide à un.e. élève, c’est:

  • comprendre d’où viennent les difficultés;
  • faire en sorte qu’il (elle) reprenne confiance en lui (elle);
  • le (la) motiver pour aimer apprendre les maths en abordant les notions d’une façon peut-être plus originale qu’en classe.

Je ne parle ici que des mathématiques, et pas de NSI car je pars du principe que si un.e. élève prend NSI pour spécialité, c’est qu’il (elle) est déjà motivé.e. par l’informatique.

Pour mon mémoire de fin d’étude, intitulé « Comment faire prendre conscience aux élèves de la nécessité de la démonstration« , il m’a fallu lire quelques ouvrages de psychologues tels Piaget et Houdé, et du philosophe et mathématicien Gonseth. Les travaux d’Olivier Houdé sont en particulier très intéressants et instructifs pour comprendre, notamment avec les imageries cérébrales, que le raisonnement ne mobilise pas tant les réseaux neuronaux visuo-spaciaux que logico-linguistiques. Cependant, les travaux de Jonathan Evans (University of Plymouth) ont montré dès 1989 que les adolescents faisaient des erreurs systématiques de déduction, appelées biais de raisonnement, tout comme l’avait pressenti René Descartes. Cela démontre que le cerveau humain a tendance à s’éloigner de ce qui est logique, et pour y remédier, quelques exercices sont indispensables. C’est d’ailleurs l’un des buts de l’enseignement des mathématiques. Et Houdé préconise des exercices expérimentaux (mais ça, c’est assez difficile à mettre en place la plupart du temps car les notions de maths vues au lycée sont assez abstraites). Ses travaux montrent aussi l’important des sentiments dans l’apprentissage.

Mettre en oeuvre la théorie

Le fait de parler régulièrement à l’élève, en se permettant d’aborder d’autres thèmes que la discipline enseignée, favorise l’apprentissage car à travers les discussions, aussi courtes soient elles, j’apprends et je comprends la façon dont l’élève voit les choses et la manière dont il (elle) les assimile.

Comprendre le contexte de l’éducation permet d’approfondir les connaissances que je peux assimiler sur l’élève pour me rapprocher d’une pédagogie totalement adaptée à sa personnalité.

Mais je ne suis pas magicien…

Il faut tout de même garder en tête que l’échec existe. Il m’est arrivé d’enseigner à des élèves qui n’ont au final pas eu une note satisfaisante à l’épreuve finale (DNB ou Bac), même si la plupart ont tout de même fait de beaux progrès.

Urmila, élève de Terminale ES à Saint-Genès (Bordeaux), a par exemple toujours eu des notes inférieures à 7 tout au long de l’année jusqu’à ce qu’elle fasse appel à moi quelques mois avant le bac 2019. Au final, elle a obtenu 13/20 à l’épreuve de mathématiques.

Tout est possible, mais cela est lié à la personnalité de l’élève. Urmila était une élève travailleuse, donc je n’avais qu’à la motiver pour qu’elle fasse des prouesses. En effet, si l’élève ne travaille pas de son côté, je ne peux rien faire de prolifique. J’exige donc un investissement total de la part de l’élève, et ceci est dit à l’élève dès le début.